CHAMPAGNE BRUNO PAILLARD

Une maison familiale et indépendante

Créée à Reims en 1981, la Maison Bruno Paillard est née du désir de son fondateur de créer un champagne très pur, extrait de l’inimitable typicité crayeuse du terroir champenois. Bruno Paillard, esthète et entrepreneur, a façonné un goût singulier avec patience et exigence, parfois à contre courant des idées de son époque afin d’apporter aux amateurs la promesse d’une qualité sans faille. Aujourd’hui, sa fille, Alice, veille à sa suite et cultive avec passion l’esprit d’exigence si identitaire de la Maison dont les vins ne sont distribués que chez les cavistes et sur les belles Tables.

Le vignoble, dans le respect du vivant
Aux racines de la Champagne, le fruit du savoir-faire de la Maison Bruno Paillard s’épand sur plus de 30 hectares de vignes dont 17 en grands et premiers crus. Elle complète et diversifie ses approvisionnements par des achats de raisin auprès de viticulteurs fidèles et attachés à l’esprit familial depuis plus de 30 ans.

Une philosophie culturale durable
Le profond respect de la nature et des différents profils de sol a toujours été à l’honneur chez Bruno Paillard, la viticulture est certifiée Haute Valeur Environnementale niveau 3 : aucun désherbant, charrutage, enherbement partiel des sols et amendements certifiés organiques. Le soin de la terre est apporté dans chaque acte quotidien de l’équipe vignoble favorisant ainsi la biodiversité et un développement racinaire en profondeur.

Art & Bruno Paillard

Un engagement exemplaire
« Si je n’avais pas créé une maison de Champagne, je n’aurais peut-être pas été un grand peintre parce que je ne suis pas sûr d’avoir ce talent, mais j’aurais aimé être galeriste. J’ai choisi une autre voie et en matière de peinture je me contente d’être un amateur qui promène son œil et qui, de temps en temps, se laisse émouvoir. »

Bruno Paillard est un amoureux de l’Art dont il a une approche très personnelle. Par exemple, il reste insensible à l’art qui agresse comme à l’art qui témoigne, courants très prisés aujourd’hui. « Si l’art est simplement un pavé dans la mare – il y a bien d’autres façons d’être interpellé dans la vie quotidienne -, cette forme-là ne m’intéresse pas. Selon moi, résume-t-il clairement, l’art procède d’une double approche, esthétique – même si cette démarche est méprisée – et émotionnelle. » Car, en référence à sa propre culture, il lui faut d’abord trouver quelque chose de beau dans une œuvre, à contre-courant du discours dominant en la matière. « Je sais que ce n’est pas l’acception actuelle du terme, sourit-il. C’est pourtant ma façon de cohabiter et de vivre avec lui. Car j’aime me laisser saisir par l’art. »

Bruno Paillard en est convaincu, l’art apporte beaucoup de bonheur.
A condition de se laisser un peu envahir. Sans a priori.

L’art et le Champagne, un mariage évident

Pour ce Champenois, l’Art et le Champagne sont un mariage évident, une alliance indiscutable, pourquoi ?
« Le Champagne est avant tout un vin d’assemblage : le vinificateur peut marier les cépages entre eux ainsi que les crus et les années et les trois ensemble, en de multiples combinaisons. La réalisation des assemblages est, en soi, une démarche artistique, une création. Cette règle de l’assemblage a ses exceptions : Champagnes « Blanc de Noirs » ou « Blanc de Blancs » issus d’un seul cépage ou Champagnes millésimés qui eux sont issus d’une seule année, qu’ils soient mono-crus ou assemblages de crus d’origines multiples et d’encépagements divers. En somme si on considère l’assemblage comme la thèse du Champagne, ces exceptions en sont les antithèses. Celle qui nous intéresse ici est la troisième de ces exceptions champenoises, le millésime. Par la nature du climat, celui-ci est différent d’une année sur l’autre. L’élaborateur peut choisir de gommer ces différences entre les millésimes. A contrario, il peut préférer souligner ces différences.
Pour ma part, j’ai choisi la seconde voie : insister sur les vraies caractéristiques de l’année. La synthèse est là, c’est la règle et l’exception. » Et tout un art !

Ce passionné est allé au bout de son rêve quand il a créé sa maison ex nihilo à la fin du vingtième siècle, en 1981.
« C’est donc une maison absolument contemporaine. Bien sûr je ne suis pas l’inventeur de la technique d’assemblage. Mais d’ailleurs qu’est l’assemblage ? Ce n’est rien d’autre que la palette du peintre sur laquelle on va avec sa brosse malaxer et poser les couleurs de façon à sortir la teinte exacte que l’on veut.
Il y a donc une phase dans notre travail qui est une création. La composition de cuvées, les assemblages, sont pour moi de l’art ! L’éprouvette est en quelque sorte la toile de l’artiste qu’est l’assembleur. »

Ainsi, pour lui, le Champagne c’est de l’art au quotidien. Les peintres travaillent eux aussi au quotidien, « pourquoi ne pas créer une passerelle entre les deux ? » Justement, Bruno Paillard a voulu personnaliser ses millésimes et en exprimer la nature sur l’étiquette du flacon. Pas seulement par les informations réglementaires jugées un peu austères mais par un message graphique. Un message compréhensible par les initiés mais aussi assimilable inconsciemment par tous les autres. Lorsque, après dégustation du millésime, le thème a été choisi, Bruno Paillard réfléchit aux artistes qui pourraient traduire graphiquement la thématique retenue. Il peut être touché par le travail ou par l’artiste, souvent et successivement par les deux.
Le résultat s’exprime dans une galerie-maison unique, forte d’œuvres variées, dont la richesse est nourrie par sa diversité.
Ainsi de tableau en tableau, l’histoire des grandes années en Champagne s’écrit dans ce lieu contemporain imaginé par un amateur, qui se sent solidaire des artistes de son temps : un engagement exemplaire.

BRUNO PAILLARD
www.champagnebrunopaillard.com