EXPOSITION | BEL OUVRAGE | 2026
EXPOSITION
BEL OUVRAGE
Curation : Carole de Bona
Pour Moderne Art Fair, Bel Ouvrage imagine le Salon Privé comme un intérieur habité plutôt qu’un stand : un lieu où l’on s’assoit, où l’on trinque, où les œuvres se rencontrent à hauteur de vie. Designers, manufactures et artisans d’art y composent ensemble un même décor, pensé comme un hommage au bel ouvrage, celui qui naît de la patience de la main et de la vérité des matières.
Tout part de la terre. L’albâtre qu’Alain Ellouz Paris extrait de sa carrière espagnole s’illumine au cœur de la laine dans Ellipse, tapisserie tissée par la Manufacture de Tapis de Bourgogne et lauréate du MIAW du Design 2026. La lave d’Auvergne de Céline Martinant devient plateau et assiette, les céramiques émaillées de Sonja de Monchy captent la lumière, et les textiles tissés main de Toyine, présentés par La Collection(s), apportent leur chaleur au canapé Selene d’Atelier Pendhapa. Au sol, Brume de Tony Ingrao déploie un horizon vaporeux. Aux murs, Blue Aroyo d’Elsa Barbillon et la tapisserie Paul Poiret de l’Atelier Martine répondent à Twins, où le geste pictural de Roswitha Doerig devient matière.
Autour de la table Ambivalence de Capucine Damour, l’art de recevoir reprend ses droits. Le set Club 30 de Christofle, hommage aux Années folles où l’acier poli miroir rencontre le marbre, y côtoie les couverts de la Maison et les assiettes « croûte terrestre » de Céline Martinant. Le mobilier de Mathisse Dalstein et les tapis de Gasy Rug complètent ce décor. La lumière, enfin, se fait sculpture : alvéoles dorées à l’or 24 carats de la lampe Bee Gold de Vincent Poujardieu, luminaires de Maison Goffier, lampe Bombelle de Pierre Salagnac.
Le Temple du Vivant
En regard du Salon Privé, Niki Stylianou signe Le Temple du Vivant, une installation pour laquelle sculpter devient une manière de sonder les mystères du Vivant. Autour du Nautilus, créature presque mythologique dont la spirale évoque le mouvement perpétuel du Cosmos, Les Verticales du Vivant dessinent les contours d’un temple imaginaire. Face à elles, sur la façade du salon, répond le Cosmos de Pierre Sabatier (1967).
Dans ce sanctuaire se tient Éléonore, figure drapée du bronzier d’art Louis Salagnac, formé à l’École Boulle. Elle est le fruit de deux années de recherche pour faire revivre les techniques anciennes de dinanderie et de ciselure. Sous le drapé, le visage se dérobe et laisse à chacun le soin d’y projeter sa propre lecture.
Crédit bannière (oeuvres de gauche à droite) :
Louis Salagnac, Eléonore II
Niki Stylianou, Le Temple du Vivant, installation, 2026
Vincent Poujardieu, Lampe Bee Gold, 2026
Retrouvez Bel Ouvrage :
www.belouvrage.com
